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 STALINGRAD, la bataille au bord du gouffre 
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STALINGRAD, la bataille au bord du gouffre de jean LOPEZ

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Extrait de l'introduction :

L'a-t-on répété : la destruction de la 6e Armée à Stalingrad signe l'arrêt de mort de l'Allemagne nazie. La Wehrmacht ne s'en remettra pas ; l'Armée rouge, elle, commence à rouler sur le plan incliné qui mène à Berlin. Cette antienne est à ranger au rayon des mythes et légendes de la Seconde Guerre mondiale. Certes, Hitler perd une Armée à Stalingrad, mais sa campagne stratégique de l'été 1942 s'avère un échec AVANT l'encerclement du général Paulus. Quant à la Wehrmacht, en termes de pertes, elle a autant souffert en 1942 qu'en 1941, autant à Stalingrad que devant Moscou, ni plus ni moins.
En réalité, c'est l'Armée rouge que l'attaque contre Stalingrad a poussée au bord du gouffre. C'est elle, et l'État des Soviets, qui ont le plus à perdre dans cette bataille : ils jouent leur peau. Psychologiquement, après les désastres de l'été 1942, Staline ne peut plus se payer le luxe d'un nouveau recul. Il y va du moral d'une Armée dominée, battue, humiliée, qui donne des signes de désagrégation durant la grande retraite vers la Volga et le Caucase. Il y va de l'effort de millions de citoyens soviétiques qui se tuent à la tâche dans les usines d'armements de l'Oural, et dont on peut douter qu'ils continuent longtemps à tenir à flot une économie exsangue si une bonne nouvelle ne vient ouvrir une fenêtre dans leur bagne.
Telle est la perspective générale de cet ouvrage.
Pour autant, si elle n'a pas constitué le tournant de la guerre, Stalin­grad n'est pas une bataille comme les autres.
Pour la première fois dans l'histoire militaire, le combat se mène en terrain urbain et même, en grande partie, dans une zone industrielle. Un mouchoir de poche, à l'échelle des batailles antérieures. Les Allemands y engagent la meilleure de leurs Armées et leur plus puissant Corps Soviétiques, inférieurs en presque tout, jouent d'abord de leur vieil atout, leur capacité à mourir. Le sang contre le feu. Mais, dans la fournaise d'une grande ville dévastée au-delà de l'imaginable, les deux Armées vont se transmuer. L'une perd sa résilience et son ascendant ; l'autre découvre sa supériorité dans le combat urbain, tandis qu'un mouvement profond transforme la mentalité de ses cadres, du chef suprême, Staline, jusqu'au petit lieutenant qui traverse la Volga avec 48 heures d'espérance de vie dans son étui à cartes. Cette transformation dans le laboratoire mortifère de Stalingrad est l'acte de naissance du remarquable instrument professionnel qui tiendra un tiers du monde jusque dans les années 1980. Rien qu'à ce titre la bataille vaut qu'on la reconsidère d'un oeil neuf.


Présentation de l'éditeur

Cet ouvrage couvre les opérations militaires menées en Russie du sud entre mai 1942 et mars 1943, dont la destruction de la 6e Armée à Stalingrad est le point d'orgue. Tous les éléments permettant de comprendre cet événement inouï sont analysés : les graves défaites soviétiques du printemps (Kharkov, Crimée), les tentatives d'intoxication des deux camps (dont la mystérieuse opération Kreml), les problèmes logistiques écrasants, l'échec pitoyable des T-34 dans la boucle du Don... Les raisons de la combativité des Soviétiques dans la ville en ruines font l'objet d'un examen systématique, loin des caricatures jusqu'ici proposées. L'effort d'adaptation des deux adversaires à la guerre urbaine - nouveauté radicale de l'histoire militaire - est décortiqué, de même que l'échec du pont aérien de la Luftwaffe. Au passage, l'auteur fait tomber nombre de mythes et de légendes : non, Paulus n'avait aucune chance de réussir une percée ; oui, Hitler a eu raison de lui refuser l'ordre de sortie ; non, la bataille n'était pas perdue d'avance pour la Wehrmacht ; oui, l'Union soviétique est bien dans la situation économique catastrophique qu'a prédite Hitler. Des aspects méconnus de la bataille sont également développés : la contre-offensive soviétique n'a pas 1 chance sur 100 de réussir au moment où elle est conçue ; Eremenko a magnifiquement bloqué la tentative de dégagement de Manstein ; le renseignement allemand a subi son pire échec de la guerre... à cause d'un fiasco tenu longtemps secret par les Soviets ! Hitler a laissé filer une chance réelle de priver l'URSS de pétrole et Staline, par excès de nervosité, a manqué un «super Stalingrad», qui aurait raccourci la guerre de 18 mois. Trente-huit cartes permettent de suivre en détail l'ensemble des opérations et de regarder d'un oeil neuf la plus célèbre bataille de la Seconde Guerre mondiale.

Jean LOPEZ, ancien officier de la Marine marchande, aujourd'hui rédacteur en chef d'un magazine de vulgarisation scientifique, est spécialiste du conflit germano-soviétique.


J'ai recu le livre ici en Chine et l'introduction m'a vraiment accroche ! reste plus qu'a le lire ... 8-)


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20 Déc 2014, 07:26
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J'ai commencé à le lire.

Très intéressant je trouve car n'ayant lu que l'introduction au plan "FALL BLAU" Allemand, on découvre l'état des lieux pour les 2 camps et également l'état d'esprit des 2 chefs respectifs.

Je suis étonne d'apprendre que Staline "écoute" ses maréchaux (enfin tout est relatif) et ces derniers peuvent défendre le point de vue devant le petit père des peuples. Staline à ce moment de la guerre et BARBAROSSA étant passé, il autorise les armées Soviétiques à se replier plutot que de se laisser encercler en masse pendant l'année 1941/42.

Staline a toute de meme très très peur d'une attaque sur MOSCOU, c'est d'ailleurs pour lui la seule cible valable pour les Allemands.


Du côté, Hitler se place à la tête de l'armée et limoge à tour de bras s'ils ne font pas comme c'était prévu. Trop de fausses idées sur les Soviétiques et leurs forces...Hitler veut prendre le pétrole du Caucase mais rien n'est prévu pour transporter le Brut vers la Roumanie pour raffinage, comme si par magie, tout allait fonctionner. Certes, prendre les puits de pétrole, c'est ça de moins aux Soviétiques.

A peine 15% du livre lu, mais on comprends déjà que STALINGRAD n'est en tout cas jamais en ligne de mire des plans Allemands, ce n'est pas un objectif valable, ce n'est pas la finalité des offensives.

Reste à lire la suite pour voir à quel moment le plan bien huilé Allemand a commencé à dérailler... :mrgreen: (en fait il a déraillé très tot).

Cela me donne envie de jouer à ce wargame VAE VICTIS 54 : STALINGRAD 1942 et à IL2 BATTLE OF STALINGRAD :mrgreen: 8-)

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22 Jan 2015, 06:26
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Traduit en français par Maël Soucaze.